Le fantasme au risque de la réalité

Comparaison entre une carte moderne des canaux, basée sur les observations d'Eugène Antoniadi, et des vues de Mars prises par le télescope spatial Hubble lors de l'opposition de l'année 2003, le 26 août (en haut) et le 27 août 2003 (en bas). Le pôle sud est en haut. En regardant attentivement les globes, il est clair que toutes les structures dessinées ne sont pas illusoires. Certains correspondent bel et bien à des tâches d'albédo, ces zones claires ou sombres qui marbrent la surface de Mars. En haut, nous n'avons aucun mal à reconnaître le bassin d'impact d'Hellas, Syrtis Major et Deucalionis. En bas, Solis Lacus se détache de façon visible, y compris les ombres indistinctes qui semblent former une croix en son centre, tout comme Mare Sirenum. La capacité du cerveau humain à essayer à tout prix de reconnaître des formes et des patterns là où il n'y a que du bruit, c'est à dire à produire du sens là où il fait défaut, a réalisé le reste. Les canaux, ces lignes droites, fines, ne sont que le résultat d'une tentative de l'esprit humain de "relier des points" comme ces jeux présents dans les pages des cahiers pour enfants (Crédit photo : © Selden E. Ball Jr. / NASA).

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