Je veux aller sur Mars !
(petit album photo personnel commenté)

Oublie que t'as aucune chance, vas-y, fonce.
On sait jamais, sur un malentendu ça peut marcher !
Jean-Claude Duss

La médaille ...

Mirage 2000

Ah Ah, la j'en connais qui doivent commencer à baver de jalousie ! Me voici en compagnie de mon Mirage 2000 N, après un entraînement au lâcher de bombes guidées laser. Notez bien que je ne montre aucun signe de fatigue, malgré le stress enduré pendant la mission et les dizaines de G encaissés lors des manœuvres d'évasion (lors du retour, j'avais effectivement trois appareils hostiles de la chasse québécoise dans mes six heures). Je compte plusieurs centaines d'heures de vol sur tout type d'appareil : Mirage 2000 bien sûr, mais aussi F14, F15 E, F16, F117 et Tornado. Inutile de vous dire qu'un tel entraînement est un atout majeur pour une mission habitée vers Mars (Crédit photo : © Kelly McGillis).

Pour beaucoup de monde, une mission spatiale vers la planète Mars c'est le rêve d'une vie, le voyage ultime, le bonheur absolu, l'apothéose après des années et des années de privations, d’efforts et d'espoirs.

Dès le départ, les sensations fortes sont assurées. Ca commence avec une bonne poussée d'adrénaline, lorsque, après un compte à rebours que l'on imagine fiévreux et insoutenable, les réacteurs de la fusée vomissent toutes les flammes de l'enfer. Tel un étau, une terrible accélération s'exerce alors sur nos valeureux astronautes, sanglés les uns contre les autres dans leur couchette comme des sardines dans leur boite. Heureusement, une fois en orbite, l'équipage a le temps de se remettre de ses émotions en profitant d'un panorama absolument unique, celui de notre bonne vieille planète vue de l'espace.

Deuxième allumage des moteurs, et le véritable voyage vers Mars peut commencer. Après un début que l’on peut qualifier de mouvementé, les astronautes auront largement le temps de se relaxer pendant la longue phase de croisière entre Mars et la Terre. De nombreux mois qu'ils pourront employer pour faire des exercices physiques, bavarder avec leurs amis, flemmarder avec insolence dans le vaisseau ou encore méditer devant l'incroyable spectacle qui défilera devant les hublots. Un ciel d'une noirceur absolue s'offrira effectivement à eux, à moins qu'il ne préfère l'éclat éblouissant du soleil ou la vision de notre planète, point bleu perdu dans l'immensité du cosmos, et qui ne cesse de rapetisser.

Mais dans le système solaire, un globe en remplace un autre. A la fin du voyage, le disque rougeoyant de Mars emplira la verrière du cockpit et l'excitation sera de nouveau au rendez-vous.

Précipité dans l'atmosphère martienne, le vaisseau spatial amorce brutalement son plongeon vers la surface martienne. Quelques minutes intenses pendant lesquelles l'équipage pourra louer à haute voix le génie humain. Alors qu'à l'extérieur le bouclier thermique est exposé à des températures infernales de quelques milliers de degrés, les membres de l'équipage restent bien au frais, un diabolo menthe dans une main, un mikado dans l'autre. Puis survient l’éjection du bouclier thermique, suivie par l’ouverture des parachutes.

Certains se sont préparés pendant toute une vie pour ce qui va suivre. Le moment promet d’être mémorable et chacun retient son souffle. Dans quelques secondes, les pieds métalliques du vaisseau toucheront le sol rouillé de la planète rouge, précédant de peu ceux de l'équipage.

Le choc physique du contact avec la surface est léger, presque imperceptible (merci aux amortisseurs), mais le choc moral est beaucoup plus important. Ils en avaient rêvés à de nombreuses reprises, mais cette fois ci c’est pour de vrai. Nos héros viennent d'inscrire leur nom et prénom en lettres dorées dans le grand livre de l'Histoire. Quelques minutes pour enfiler une combinaison, et voici tout l'équipage entassé dans le sas de sortie. L’excitation a disparu au profit d’un recueillement quasi religieux. Le son aigu d'un léger sifflement, indiquant le retrait de l'air, ramène tout le monde dans la réalité. La porte métallique du sas pivote sur ses gonds et pour la première fois, l'Homme contemple de ses propres yeux la beauté minérale d'un désert martien.

Il reste quelques pas à faire, le seuil d’une porte à franchir, une échelle à descendre. L’homme qui s’apprête à quitter le dernier barreau de l’échelle en aluminium le sait pertinemment. Pour lui et pour l'équipage du vaisseau, c'est la fortune, la reconnaissance et la gloire éternelle. Lorsqu'ils rentreront sur Terre, ils seront accueillis en héros. La planète entière chantera leurs louanges. Mais inutile de penser déjà au retour. Ils ont un monde vierge à explorer …

Combinaison

Tout le monde aura reconnu la combinaison spatiale que portent les astronautes du film « Mission to Mars » de Brian de Palma. Cette photo a été prise à l'occasion de la manifestation Planefest qui s'est déroulée du 1er au 5 décembre à Pasadena en Californie. Le clou du spectacle était bien entendu l'atterrissage de Mars Polar Lander (prière de ne pas ricaner bêtement), mais il y avait bien d'autres choses à voir et à admirer, comme une maquette grandeur nature du rover utilisé pendant le film ou d'autres accessoires comme cette combinaison spatiale. Vous aurez tout de suite remarqué que grâce à ma petite taille, je peux rentrer sans problème dedans ! (Crédit photo : © philippe labrot)

C'est une belle matinée d’été au-dessus de Mangala Vallis, une région située à quelques centaines de kilomètres de l’équateur. Lorsqu’une botte blanche, encore immaculée, touche le sol, un léger nuage de poussière se soulève comme pour fêter son arrivée. L’astronaute respire calmement. Son regard ne peut se détacher du spectacle étourdissant qui s’étend au-delà de la bulle transparente de son casque spatial. A l’horizon, quelques nuages s’étirent paresseusement dans un ciel brunâtre. Le souffle du vent est imperceptible. L’air est étrangement cristallin et rappelle celui d'une belle journée d’hiver sur Terre. Sans regarder son capteur de température, l’homme peut deviner qu’un froid intense règne sur la région. Pour un peu, il pourrait presque sentir les aiguillons glacés qui essayent désespérément de violer la protection thermique de sa combinaison. L’astronaute se retourne enfin vers ses compagnons, qui attendent, comme paralysés, à la porte du sas. Au sol, la botte du premier homme à avoir posé le pied sur Mars est déjà toute sale …

Et son revers !

Explorateur martien. Y'a pire comme boulot non ? Et pourtant, en dépit des apparences et d'un programme aussi alléchant que celui d'une agence de voyage à la mode, un vol habité vers Mars n'a rien d'une sinécure.

Comme l'a bien dit Robert Zubrin (l'auteur du scénario Mars Direct), l'envolée martienne ne devra pas être conduite par des hommes de bois dans un vaisseau de fer, mais bien par des hommes de fer dans un vaisseau de bois. Les astronautes qui seront sélectionnés devront avoir un corps et un mental en acier trempé. Et, en toute modestie, je me suis dit que cette description m'allait plutôt bien.

Résistance physique

Premièrement, je suis vosgien. Ca peut paraître banal dit comme ça, mais ça implique bien des choses. Dès mes premières années, j'ai été confronté à des conditions climatiques particulièrement éprouvantes. Un ciel souvent gris, des pluies froides et glaciales, des forêts sombres et humides engluées la plupart du temps dans un épais brouillard, des vents violents, des tempêtes de neige. Un climat pareil, je peux vous le dire, ça forge l'âme !

Mais quel rapport avec Mars me direz vous ? C'est que j'ai oublié de vous préciser un point. La planète Mars est loin d'être un paradis au niveau climatique. Pour dire la vérité, la météorologie martienne est assez ingrate. Les températures sont glaciales (moyenne - 53°C), et la planète est souvent balayée par de violentes tempêtes de poussière. Ajoutons à cela une atmosphère irrespirable (car constituée principalement de CO2) et une surface soumise en permanence à un fort rayonnement ultraviolet et on obtient un environnement agressif auquel il vaut mieux être préparé.

Ensuite, ne pilote pas un vaisseau spatial qui veut. De ce point de vue, je suis quelque peu avantagé. J'ai effectivement à mon actif des centaines d'heures de vol sur des appareils aussi divers que variés : F117, F14 Tomcat, F15 Strike Eagle, F16 Fighting Falcon, Tornado, sans oublier le vénérable Mirage 2000.

Vous pesez combien ?

Montagne

Une mission vers Mars nécessite une forme à toute épreuve. Etant né dans les Vosges, j'ai été confronté dès mon plus jeune age aux rigueurs d'un climat montagnard. Les montagnes vosgiennes, sans avoir la splendeur des cimes alpines, ne sont pas à conseiller à tout le monde. Il faut endurer des longues heures de marche sous un ciel trop souvent gris, des rafales de vents, des tempêtes de neige et des nappes de brouillard. Des petits malins pourraient trouver que je fais une drôle de tête sur la photo, mais je les rassure tout de suite. Ce n'est pas à cause de l'effort physique que mon visage affiche un masque grimaçant, mais bien à cause du temps perdu à attendre les lopettes qui se traînent derrière moi. C'est vrai quoi, c'est vraiment fatigant les gens qui marchent lentement ! (Crédit photo © philippe labrot).

Considérons ensuite un autre problème épineux, celui du poids. Si le coût d’une mission vers Mars est indécent, même en regard du modeste pécule accumulé par Bill Gates depuis sa naissance, c'est à cause du prix drastique d'accès à l'espace. Savez vous combien coûte en moyenne la mise en orbite terrestre d'un kilo de matériel ? Réponse : 10000 $. Alors pour aller sur Mars, vous imaginez la facture ! Or, tout le monde le sait, l'argent c'est le nerf de la guerre.

Et c'est là que j'interviens personnellement, avec, encore une fois, un sacré avantage. Avec moi, la NASA pourrait réaliser une sérieuse économie. Je ne pèse effectivement que 56 petits kilos, une broutille en comparaison du poids moyen observé chez la population d'astronautes. Ensuite, j'ai un appétit d'oiseau. Un petit plat de résistance accompagné (c’est obligatoire et la je suis intransigeant) d'un désert, de préférence une tarte aux myrtilles surmontée d'un soupçon de crème chantilly, et c’est tout ! Un régime alimentaire qui profitera à tout le monde : les frigos n’auront pas besoin d’être remplis à ras bord, avec pour conséquence une belle économie de place (et donc de poids, et donc d'argent) !

Faut tout faire soi même ici !

Un autre aspect important concerne la pluridisciplinarité des futurs martiens. L'équipage sera forcement de dimensions réduites et chaque membre devra cumuler plusieurs compétences. Pour simplifier, on pourra distinguer deux types d’individus :

Jetons maintenant un rapide coup d'œil sur mon curriculum vitae. En plus d'une excellente formation en microbiologie et de solides compétences en informatique, je suis également capable de faire la cuisine, de laver et de repasser du linge, de remplacer un joint qui fuit et, raffinement suprême, de changer une ampoule. Des compétences en logistique et mécanique qui seront, j'en suis sûr, appréciées à leur juste valeur par l'équipe chargée de la sélection.

Sur le plan physique, ça va plutôt bien (ceux qui me connaissent le savent pertinemment !) Un entraînement intensif et quotidien en salle de musculation m'a permis d'acquérir une santé et une résistance physique hors du commun. Reste la santé mentale, un point qu'il convient de ne pas négliger, comme nous allons le voir.

Criss de tabarnak, y m'énerve celui la !

Le vaisseau martien n’aura rien du paquebot de la croisière s’amuse. Ce sera tout au plus une boite de conserve de quelques mètres de diamètre, avec des parois bien minces en guise de protection contre le froid, la dépressurisation, les micrométéorites, le rayonnement cosmique et les horribles particules du vent solaire. Pas évident de vivre sous la menace continuelle d'un danger dans une coquille de noix.

Passé l’euphorie du départ, une monotonie sournoise va peu à peu s’installer au sein de l’équipage. Je vous ai baratiné avec les trucs à voir au travers du hublot, mais c’est des foutaises. En tout cas il n’y a pas de quoi occuper les nombreux mois de ce safari spatial placé sous le signe de l’ennui profond.

Agglutinés les uns sur les autres, il va falloir paradoxalement faire face à une sensation d’isolement intense et à son cortège de désagréments : angoisse, colère, déprime, anxiété, fatigue, solitude et j’en passe. Et quand ça va mal, pas question de se retirer dans un petit chez soi bien douillet et confortable. On dort ensemble, on mange ensemble, on travaille ensemble, bref vous avez compris, on fait tout ensemble (vous avez pas l’esprit un peu vicieux ?).

En apesanteur !!!

Depuis nos pas timides sur la lune, nous nous sommes cantonnés à l'orbite basse terrestre. Bilan des courses, en attendant qu'un gouvernement inspiré veuille bien lancer une mission vers Mars, on est obligé de faire du stop. Le petit problème, c'est que la route entre la Terre et la planète rouge n'a pas l'air d'être très fréquentée ces derniers temps ! Enfin ça laisse le temps de s'habituer à l'apesanteur. Tous mes remerciements à Jacques Garin, le webmaster du superbe site "Mars et la SF", pour ce montage vraiment sympa (le bougre s'occupe également d'un autre site de référence consacré à Jack Vance). Finalement un bon bouquin de SF martienne, ça vaut toutes les fusées du monde. Et vous savez pourquoi ? Parce qu'à chaque fois ou presque, on débarque sur Mars ! Allez Jacques, montre-nous le chemin !

 

De plus, les exercices physiques, obligatoires pour lutter contre les handicaps de l’absence de pesanteur, seront vite ressentis par l’équipage comme une contrainte supplémentaire, capable de nourrir de surcroît (selon certains) le sadisme des contrôleurs au sol.

Après avoir ressenti les premiers symptômes, une résistance va se mettre progressivement en place. Certains individus se renfermeront sur eux-mêmes, alors que d’autres lutteront en s’extériorisant : projection, contestation, agressivité et méchanceté envers les membres d'équipage. Et lorsque le voyage prendra fin, cette barrière psychologique pourrait bien s’effondrer. Les individus deviendront indifférents ou extrêmement tolérants face aux conditions agressives de leur environnement, tout en affichant une grande vulnérabilité. Après avoir énormément pris sur soi, un quidam sera peut être pris d’une furieuse démangeaison, celle de mettre son poing dans la gueule de l’infortuné copain de vaisseau.

Je n’ai qu’une chose à ajouter à ce tableau bien noir : Le département des Vosges n’est guère peuplé et il constitue un bel entraînement à la solitude, au même titre qu’un voyage en sous-marin, un séjour sur une plate-forme pétrolière ou encore des vacances prolongées sur une base située au fin fond des immensités désolées de l’Antarctique. Un vosgien peut tout supporter !

Un aller simple, s'il vous plait !

Il y a encore un point qui mérite le détour. Tous les scénarios de missions habitées vers Mars proposent un aller-retour. Les premières missions n'offraient qu'un séjour de quelques semaines à la surface de Mars, alors que le voyage durait de nombreux mois. Les astronautes avaient à peine le temps de poser le pied sur Mars qu'il fallait déjà repartir. Une aimable plaisanterie qui a été corrigée dans les nouveaux scénarios. Ainsi, dans la mission Mars Direct de Robert Zubrin, l'équipage peut rester une année et demie sur Mars, ce qui permet de mener à bien une exploration sérieuse du site d'atterrissage et de ses alentours. Mais on peut encore faire mieux.

Imaginez un peu. Vous avez fait un voyage de six mois entassé dans une boîte de conserve, vous avez traversé des centaines de millions de kilomètres, vous avez enduré les pires dangers, tout ça pour repartir une année plus tard et faire le voyage retour dans les mêmes conditions déplorables ? Honnêtement, si on va sur Mars, c'est pour y rester le plus longtemps possible non ? Les astronautes qui partiraient vers Mars devraient pouvoir choisir entre un coupon aller-retour et un billet aller simple ...

Les avantages d'une telle mission (baptisée Mars One Way) sont nombreux. Dans le pire des cas, il fallait emporter à l'aller le carburant nécessaire pour le retour, et les coûts étaient alors faramineux. D'où la fameuse idée de Robert Zubrin de fabriquer sur place, à partir de l'atmosphère martienne, les ergols pour alimenter les fusées du vaisseau de retour. Mais avec une mission aller simple, on n'a tout simplement plus besoin d'une navette de retour, ni de l'usine chimique complexe qui va avec. De plus les risques sont moindres pour l'équipage. Comme le voyage retour n'a pas lieu, chaque astronaute est exposé à une dose deux fois moins forte de radiations. La probabilité de se faire surprendre par une éruption solaire ou de recevoir une météorite en pleine poire est également plus faible. Une mission de type OneWay reviendrait vraisemblablement beaucoup moins cher qu'une mission conventionnelle. De mon côté je suis tout à fait d'accord pour partir là bas sans me préoccuper du voyage de retour !

Mars Polar Lander

Aux côtés de Mars Polar Lander, derrière un paysage martien d'une beauté à couper le souffle. Malheureusement, cette photo n'a pas été prise sur Mars, mais dans le célèbre auditorium Théodore von Ka'rma'n du Jet Propulsion Laboratory (JPL). Mais bon, je m’en fous. Un jour, c’est sûr, j’irai sûr Mars ! (Crédit photo © philippe labrot).

Convaincu ? Par encore ? Alors pour clore cet acte de candidature, qui risque de faire bien des jaloux et qui m'offrira une place en première classe (près du hublot) sur la prochaine navette en partance sur la planète rouge, je vais terminer sur ceci.

Honnêtement, mon départ vers Mars devrait faire bien plaisir à pas mal de monde. J'ai effectivement un grand nombre d'ennemis sur cette Terre (et oui que voulez-vous, il y a toujours des envieux). Toutes les personnes que j'ai humiliées lors des jeux en réseau auxquels j'ai participé (Command & Conquer, Duke Nukem 3D, Unreal, Counter-Strike) sont la pour en témoigner. ...

Au boulot, les quelques individus acariâtres qui me trouvent excité (pfff), rêveur (n’importe quoi), nerveux (ben voyons) et surtout ennuyeux avec mes interminables palabres sur Mars (ah bon ?) feraient n'importe quoi pour se débarrasser de moi. Elles applaudiraient des deux mains si je pouvais me retrouver un jour sous la coiffe d'une fusée Energia, direction Mars, car elles auraient alors la certitude de ne pas me revoir de sitôt (bon voyage, ne prend pas froid et à bientôt, hé hé hé !).

Alors, je vous en conjure, par pitié, ne brisez pas leur rêve ! Balancez-moi vers Mars. Et ensuite, promis juré, si je mens je vais sur Mercure, je n'embêterai plus personne.

 

Philou

L'un de mes amis (François-Yves dit "Black Cat") a exécuté avec talent et virtuosité ce superbe croquis, dont la simplicité pourrait faire croire à tort qu'il n'est pas représentatif de ma personne. Pas vraiment rancunier, après avoir été humilié pendant des années lors de nos parties endiablées de Command & Conquer et d'Unreal, il a réussi ici un véritable chef d'œuvre. Jamais on ne m'avait mieux dessiné, jamais on ne m'avait mieux pris sur le vif. Pour te remercier François-Yves, je suis à ton entière disposition pour te flanquer une bonne raclée à Counter-Strike, lorsque tu auras enfin réussi à installer correctement ton Windows 98 sur la brouette qui te sert d'ordinateur. Je bous d'impatience de te tenir dans le viseur de mon AWP (Crédit photo : © 1999 Black Cat, reproduction interdite sans autorisation !)

 

Labrot © 1997-2017. Une offre d'embauche en temps que spationaute ? Une proposition de mariage ? N'hésitez pas, écrivez moi!

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