Tige de Clématite (vue générale)

 

La tige de clématite présente une structure à la fois complexe et très esthétique (forme hexagonale très nette). L'épiderme ne présente pas de cuticule et porte des stomates. Le parenchyme cortical, d'extension limité, est caractérisé par des manchons de collenchyme au niveau des crêtes, à l'aplomb des faisceaux cribro-vasculaires.

Le cylindre central n'apparaît pas clairement. L'endoderme est absent, mais un anneau de sclérenchyme, qui occupe la position du péricycle, permet cependant de le délimiter.

Au sein du cylindre central se trouvent six gros faisceaux cribro-vasculaires, situés en face des crêtes, et qui sont accompagnés de six faisceaux plus petits, au niveau des sillons.

Chaque faisceau vasculaire est formé d'un xylème primaire à pôle endarche (différentiation centrifuge) superposé à un petit massif de phloème primaire. Ces deux îlots de tissus conducteurs ont été repoussés par des formations libéro-ligneuses secondaires (xylème secondaire et phloème secondaire) engendrés par une assise de cambium. Le xylème secondaire montre des vaisseaux d'assez gros diamètre, qui répondent à un besoin de transport de la sève brute sur de longues distances.

Le cambium n'existe qu'au niveau des faisceaux conducteurs, et le pachyte (qui désigne l'ensemble des tissus formé par le cambium) est donc discontinu. Cette organisation, ou les structures secondaires sont d'extension limitées et ne concernent pas la totalité de la tige, offre une certaine souplesse. Les zones situées entre les faisceaux sont occupées par du parenchyme appartenant au cylindre central (il n'est donc pas possible de parler de rayons médullaires). Enfin, le centre de la tige est occupé par un massif de moelle assez lignifié.

La symétrie radiale, la présence d'un épiderme à stomates, la position superposée du phloème et du xylème, la différentiation centrifuge du xylème primaire, l'existence de tissus de soutien (collenchyme et sclérenchyme) par ailleurs bien représentés, ainsi que la présence de moelle permettent d'identifier la coupe comme étant celle d'une tige. L'organisation des faisceaux cribro-vasculaires sur un seul cercle et l'existence de structures secondaires pointent vers une dicotylédone. L'absence de phellogène (assise subéro-phellodermique) peut laisser penser à une plante herbacée. Le pachyte discontinu est adapté à une tige de type liane, ce qui explique aussi l'importance des tissus de soutien (manchons de collenchyme et sclérenchyme, moelle lignifiée), ainsi que le gros calibre des vaisseaux du xylème secondaire.

 

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