Chroniques martiennes

2014 : la date idéale pour envoyer des hommes sur Mars

Mardi 9 août 2000
Un vaisseau martien au-dessus d'Olympus Mons (crédit photo : Pat Rawling)
La meilleure opportunité pour envoyer dans un futur relativement proche des hommes vers la planète Mars aura lieu en 2014. Cette année là, l’alignement des planètes permettra à un équipage de repartir vers la Terre si un incident majeur vient perturber le bon déroulement de la mission.

James Longuski, un professeur en aéronautique et astronautique de l’Université de Purdue vient d’annoncer que l’année 2014 sera particulièrement propice à un débarquement de l’Homme sur Mars.

Si un incident quelconque survient au cours d’une telle mission, l’équipage est normalement forcé d’atterrir sur la planète rouge pour être ensuite abandonné à lui-même. Mais si le lancement a lieu dans les jours qui entourent la date fatidique du 14 janvier 2000, l’équipage a la possibilité de retourner vers la Terre en profitant d’un alignement particulier de Mars, de Venus et de la Terre.

Si un retour sur Terre s’impose, le vaisseau devra juste profiter de l’assistance gravitationnelle martienne pour s’élancer en direction de Venus. Cette planète donnera à son tour un coup de pouce au vaisseau qui sera finalement aiguillé vers la Terre. A aucun moment le moteur principal du vaisseau ne sera mis à contribution. L’équipage devra simplement se contenter de corriger et d’affiner la trajectoire en allumant régulièrement des petits moteurs d’appoints.

James Longuski, aidé par l’un de ses étudiants, a découvert cette opportunité remarquable en utilisant un programme de calculs de trajectoire fourni par la NASA. Le logiciel avait été au préalable sensiblement amélioré par les chercheurs de l’Université de Purdue.

Dans son scénario Reference Mission, la NASA avait justement retenu l’année 2014 comme étant une date potentielle pour envoyer un équipage vers Mars. Mais les récents déboires martiens de l’agence spatiale américaine rendent aujourd’hui ce planning quelque peu irréaliste.

D’après James Longuski, l’alignement planétaire lié à l’année 2014 est extrêmement rare et passé cette date, pareille occasion risque bien de ne plus se présenter avant de nombreuses années. La sécurité étant la priorité n°1 d’une mission spatiale habitée, le fait de dépendre de la mécanique céleste pour l’assurer peut paraître intolérable. L’une des solutions consisterait à abandonner les traditionnels moteurs chimiques en faveur de moteurs plus puissants, comme un moteur à plasma. Non seulement le voyage ne prendrait alors plus que quelques mois, mais un retour sur Terre serait aussi possible à tout moment.

Geoman Cet article a été publié pour la première fois sur le site Geoman.Net.

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